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Articles > Guide des paris > Gestions financières et stratégies > Stratégie ? non ! Méthode ? oui ! (plaidoyer pour l'analyse)
Stratégie ? non ! Méthode ? oui ! (plaidoyer pour l'analyse)
Publié par Mushu le 27/3/2007 (460 lus)
Article écrit par Gandalf sur le forum le 05/01/2007

Pléthore de stratégies, gestions financières, martingales et systèmes : stop à l'overdose et au massacre.. Je ne pense pas qu'on puisse parier ni au kilo, ni à la tonne, il faut juste trouver le bon résultat sur un seul match (je parlerai foot) et c'est déjà bien assez compliqué.

Je n'ai pas la prétention de connaître tout car je reste juste un parieur amateur à la petite semaine qui tente des trucs mais j'aimerai bien que certaines mentalités changent, ou du moins certaines façons de voir les choses : je sais bien que c'est un voeu pieu mais les analyses à la petite semaine me gonflent alors j'ai commencé à rédiger ce foutu post. Je ne sais pas trop où est le début et où est la fin mais bon, TS est un lieu d'échange, et si je peux apporter ma participation sur un ou deux trucs auxquels je crois et qui peuvent s'avérer utiles à la communauté.. ben pourquoi pas ?

Encore une fois, il faut voir ca comme un fil rouge décousu, un mémo, bref rien de définitivement affirmatif car personne n'a la science infuse, et encore moins le parieur qui va mettre de l'argent sur un évènement dont il n'aura jamais le contrôle. Il faut quand même essayer de mettre toutes les chances de son côté et, n'ayant rien vu de tel sur le net malgré mes recherches, je dirai ma méthode à moi : de la sélection du championnat, du match et finalement du pari, soit donc une analyse complète.

Ben j'espère que vous aimez lire et que vous avez un peu de temps parce c'est plutôt longuet pour tout décrire de A à Z mais peu importe : moi j'aime bien écrire et j'aime bien parier, avec comme motivation l'envie de partager.

Let's go ! on peut appeler ça : plaidoyer pour l'analyse, le titre qui va bien

1) Choisir son championnat
2) Choisir son match
3) Choisir son pari
4) Analyse du tout

1- du championnat

Ben on évitera la troisième division du Khazakstan tant que faire se peut. Pour parier sereinement, il faut de l’information, c’est la matière première et sans info, autant jouer au loto ou gratter un morpion. Et l’info, ben ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval. Donc je peux sereinement me mettre sur une D1 (mais là trop d’infos peut tuer l’info), une D2 (Ah, un petit paradis parfois) voire une D3 (rarement, faut pas pousser ou alors connaître un minimum ou avoir des sources solides). Il faut essayer de retenir un championnat sur lequel on aura une masse de connaissances ou d’informations. Personnellement j’aime bien les D2 car on peut trouver de bonnes sources, il n’y pas un million de parieurs qui ont 100000 avis différents sur la question et enfin il y a de bonnes chances que le book juge moins bien la répartition des cotes d’où plus de value-bets. Il faut bien sûr et dans la mesure du possible retenir un championnat que l’on connaît ou que l’on suit. Quand je ne parie pas, ben je suis quand même les résultats : suivi des lives possibles dans un tas de pays, lecture des résumés sur les sites sont d’excellentes sources...
La connaissance des langues étrangères, ou un bon logiciel traducteur (il y en a quelques uns de très bons sur le net) sont des plus indéniables, même si ça peut faire sourire. Avec ça, on peut se taper tranquillement les présentations des matchs mais aussi les commentaires des joueurs, entraîneurs sur les sites officiels des équipes qui, je le redis, sont une mine pour le parieur. Combien de fois j’ai réussi grâce aux infos glanées, je ne sais plus mais je garantis que c’est beaucoup plus souvent que lorsque je pariais après avoir étudié les classements. Et puis avec l’habitude, on a parfois des sonnettes d’alarme qui se déclenchent, les entraîneurs étrangers notamment sont parfois très directs dans leur propos, appréciable pour le parieur lambda.
Bon, le championnat c’est aussi question de goût bien sûr, certains se régaleront de la Bundesliga, d’autres de la Premier League ou des ligues Françaises, le tout restant de parier en connaissance de cause : terminés pour moi, les paris à l’intuition ou au jugé ou à la seule vue du classement : je continue parfois à faire des paris que j’appelle ‘statistiques ‘ mais je ne me leurre pas là-dessus, ça laisse la part très belle au hasard et parier juste ‘parce qu’on a envie ‘ c’est souvent mal.
Pourquoi se focaliser sur un ou deux championnats ? ben c’est simple, la spécialisation amène un meilleur taux de réussite. Quand on aura parié 10, 20, 30 fois sur le championnat truc ou machin, ben on aura une connaissance et un point de vue personnel sur l’évolution des équipes de la division, leurs possibilités, qui va y arriver, qui est foutu, qui n’est pas constant, etc... Ce n’est pas simple d’expliquer ça mais réellement, rester sur les mêmes championnats sans trop se disperser apporte vraiment de meilleurs résultats. Et quand on en est à deux ou trois saisons d’affilée, on a sans doute une bien meilleure vue d’ensemble avant même le début de saison : allier ça à de bonnes infos sur les entrants/sortants : une petite longueur d’avance sur le book.. peut-être !

2 – du match

Arf, c’est là qu’on rigole. Toujours le même leitmotiv : l’info !

Mais au préalable, je prends ma feuille blanche, je note les matchs et j’inscris mes propres cotes. Celles que je juge bonnes et équitables d’après ce que je crois savoir des équipes. Tout ça, je le fais en systématique avant d’aller voir le book ou le site répertoriant les cotes. Bien entendu, si je connais pas le championnat, cette étape va directement à la poubelle et c’est bien dommage. On a parfois de belles surprises à procéder ainsi, si vous avez une équipe à @ 1.50 sur le papier et à @ 4.00 chez le book, il y a peut-être anguille sous roche, il faut fouiller.

L’arme absolue du parieur étant toujours l’info, je recommande d’aller voir en tout premier lieu les sites officiels : qui est là et qui ne l’est pas, quelles sont les tendances, les impressions, l’environnement du match. Qui a des objectifs impératifs de victoire ? Qui a planté son dernier match de façon magistrale ou qui a explosé son dernier adversaire ? Enfin bref, il y a mille cas de figure mais à chaque fois, l’information qu’on a est précieuse pour se faire une idée des forces en présence. Je me tape un stock énorme de lecture/traduction perso, parfois pour rien mais parfois c’est payant aussi. Je préfère savoir que ne pas savoir et je crois sincèrement que la méthode a du bon.

Prédilection pour les équipes du haut ou du bas de classement ? Ca dépend ! Je retiens très souvent comme critère primordial l’attaque/défense et le classement forme. Et la très bonne ou la meilleure attaque, ce n’est pas toujours chez les premiers qu’on la trouve, même chose pour les équipes qui sont en forme ou pas. Critères prioritaires pour moi.
Je porte toujours une attention particulière aux équipes de milieu et de bas de classement plutôt qu’aux leaders, souvent les bons coups se jouent là : cotes mal taillées, équipes moins éclatantes, voire délaissées.. on peut trouver de bons matchs souvent.

Sur le choix du type de match domicile/extérieur, l’argument consistant à privilégier systématiquement l’équipe à domicile est à mon avis très ‘surfait’ et abandonner un pari sur ce simple constat (« ouais mais ils sont en déplacement ») est une erreur pour moi. PastaperGandalf les puristes svp, je sais que statistiquement c’est vrai, mais il n’en reste pas moins qu’il y a d’excellentes affaires sur des matchs en déplacement et très souvent.

Chose très importante : si on a le moindre doute sur le pari ou si on est hésitant, il vaut mieux ne pas le faire. Il faut que ce soit limpide et clair, il faut être pleinement convaincu, bref avoir la foi. Parier sans croire à son pari c’est stupide, même si on joue l’underdog, on le fait pour un tas d’excellentes raisons mais pas en se disant : bah, on verra bien ! La connaissance prépare le terrain, les infos préparent le match et les deux réunis apportent au parieur la conviction. Etre sûr de son choix c’est indispensable, c’est la base.

Il faut faire le mix et le point de tout ce que l’on sait sur les matchs donc, et en général je retire deux, voire trois matchs possibles et je vire tout le reste qui ne pourrait que m’embrouiller.

A partir de là, j’attaque la deuxième couche : le classement, les résultats, l’historique au peigne fin, je m’attarde sur les joueurs souvent, les classements annexes (défense, buteurs, etc..), et je vais à ce moment là seulement prendre connaissance de ce qui se dit ailleurs. Gaffe avec les pronos ou commentaires des autres, c’est bien de savoir mais c’est mal de se laisser embarquer sur autre chose parce qu’untel ou untel est convaincu. Parfois c’est bien de le faire parce qu’une info essentielle est donnée par quelqu’un d’autre : si c’est le cas, c’est à vérifier systématiquement et sur le champ, quand c’est possible bien sûr.

Il faut penser aux trucs stupides : genre météo, position géographique des équipes (si si, ca évite de parier sur un derby parfois), état du terrain ou que sais-je encore.. tous les trucs qui peuvent avoir une influence directe sur le jeu.

Quand j’ai mon match, j’ai mon match et je ne bouge plus. Au fait, un seul est largement suffisant si l’on veut durer.. une vingtaine par mois c’est déjà beaucoup, une quinzaine c’est raisonnable. On peut parier encore moins mais là c’est le plaisir qui disparaît.. Je sais bien qu’il faut mettre ça en balance avec les sous mais je suis bien convaincu qu’il y a peu de parieurs qui vivent uniquement de leurs paris. Parier, plutôt un gâteau auquel on essaie d’adjoindre la cerise 

3 – du pari

On passe aux choses sérieuses avec la gestion du risque. Là c’est assez vague et c’est très différemment apprécié d’un parieur à l’autre. On peut viser le bénéfice et la cote, jouer la sécurité, jouer la demi-mesure ‘les trucs asiatiques’, etc.. Je crois que tout est fonction du tempérament du parieur et de la connaissance qu’il a de lui-même et également de ce qu’il pense du match. Perso, placer un handicap ne me dérange pas tandis qu’un pari asiatique me file des boutons : l’impression d’y aller mais sans trop y aller. Stupide au demeurant d’ailleurs puisque ce sont les plus prudents qui réussissent à priori le mieux sur la durée. Je suis mal placé pour juger là-dessus et donc je ne le ferai pas, à chacun de prendre conscience de ce qui est le mieux pour lui, de ce qui lui réussit bien ou moins bien.
Par contre, il faut faire confiance à ce qu’on a retiré de l’analyse et parier en fonction : l’over sur 2 équipes ultra défensives n’est pas forcément le bon plan, si l’opposition est très tranchée un handicap peut l’être ! Ce que je veux dire c’est que l’analyse induit nécessairement le pari final, raison pour laquelle parier sur un match nul devrait normalement être particulièrement mal considéré par d’éventuels suiveurs. Ben oui, c’est suspect à la base, comment peut-on parier en pensant que la décision ne se fera pas ? Impossible.. Là-dessus c’est vrai que les nuls sont légion et restent une malédiction.

4 – de l’Analyse

Indispensable, essentielle, primordiale ! Au final c’est juste la connexion entre les infos glanées ça et là et ce qu’on sait déjà. Il faut la faire sans parti pris (c’est difficile) et en toute objectivité. Je crois qu’il faut se contraindre à la faire à chaque fois. On peut multiplier le gain potentiel, le taux de réussite, et la satisfaction finale si elle est bien faite et complète. Bâcler cette étape là c’est prendre un risque supplémentaire et c’est très dommage.

Voilà, je ne vais pas m’étendre plus que nécessaire. J’ai l’impression d’avoir survolé quelques trucs mais je pense que le post à sa place dans cette partie du forum. Je l’ai fait juste pour dire ce que je pense, peut-être contribuer à aider d’autres parieurs et faire de la place à la vraie ‘méthode’. Pas une stratégie ‘fumante’ sur douze années et en 24000 coups, juste une méthode possible pour parier sur un match et gagner. Et prendre du plaisir.

Pas la prétention d'être complet non plus, mais juste revenir aux sources, revenir aux bases, le pari n'est pas une machine à sous, pas une roulette, et pas non plus une partie de poquaire (quoique, parfois.. ). Allez, sérieux, pensez-y, essayez, ca vaut le coup !

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